— L'ORIGINE —
Trois prénoms.
Trois générations.
Une conviction.
— PA —
Paolo · Le Nonno
Italie · 1932 — 2018
Le vélo, la fenêtre, la mémoire qui s'efface.
Paolo réparait des vélos dans un atelier à l'ouest de Trieste. Le geste de la main qui tourne la clé, la lumière qui passait entre deux maisons à dix heures du matin, la peau qu'on lave à l'huile d'olive parce qu'il n'y a rien d'autre.
À la fin, il oubliait nos noms mais reconnaissait l'odeur de l'huile sur ses paumes. C'est de là que vient ce flacon — d'un geste qui ne s'oubliait pas, même quand le reste s'effaçait.
— ISA —
Isabelle · La mère
Bruxelles · 1968
Deux gestes maximum. La simplicité, c'est aussi du soin.
Maman ne s'est jamais maquillée. Elle se lavait le visage à l'eau froide, mettait une huile, et c'était tout. Quand on lui demandait son secret, elle haussait les épaules : « Il n'y a pas de secret. »
C'est la rigueur d'un soin réduit à son essentiel. Pas une pauvreté de moyens — un choix. Plutôt deux gestes parfaits que dix gestes approximatifs.
— LISA —
Lisa · La petite sœur
Bruxelles · 1998
La passion du soin, transmise sans qu'on s'en aperçoive.
Lisa a grandi en regardant. Elle a appris la consistance d'une huile entre les doigts, la lumière qu'il faut pour bien voir sa peau, l'heure du matin qui change tout.
C'est la transmission silencieuse. Personne n'a enseigné, personne n'a appris. Et pourtant tout est là.
— MANIFESTE —
Pas de pyramide à dix étages.
Pas d'ingrédient miracle.
Pas de promesse qu'on ne tient pas.
On a fait Paolisa parce qu'on en avait assez de l'inflation cosmétique — assez des routines à sept étapes, des sérums qui multiplient, des actifs qu'on ajoute pour faire long sur l'étiquette.
Une huile, le matin, c'est tout ce dont la peau a besoin pour démarrer la journée. Cinq végétaux purs, un aroma discret, et trente secondes de temps pour soi devant une fenêtre.
On préfère un seul produit qu'on aime à dix produits qu'on tolère.