Je ne l’ai jamais vu sans.
Mon nonno Paolo porte une casquette. En hiver, en été. Le matin, à midi, le soir. Je me demande encore s’il ne dort pas avec.
Il en a plein. Une pile, quelque part, dont je ne connais pas le fond. Et pourtant il met toujours les mêmes. Deux, peut-être trois, qui reviennent tout le temps — celles qui ont pris la forme de sa tête, celles dont la visière s’est incurvée à force d’être pincée entre le pouce et l’index.
Les autres attendent. Elles sont neuves, elles le restent.
C’est un des détails qui me revient le plus à propos de lui. Je ne peux pas l’imaginer sans casquette. La visière, le geste pour l’ajuster, et lui qui sort.